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RDC/Économie : Le gouvernement plaide pour une nouvelle place dans l’économie mondiale

 

 

En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, a participé, le 29 septembre 2026 à New York, à une table ronde consacrée aux rapports entre ressources naturelles, intelligence artificielle et évolution de la géopolitique de la paix et de la sécurité.

Au cours de cette rencontre, la cheffe du gouvernement a défendu une implication plus importante de l’Afrique et de la République démocratique du Congo dans les chaînes de valeur mondiales. Elle a estimé que les pays africains, particulièrement ceux qui disposent de ressources stratégiques, ne devraient plus être limités à l’extraction et à l’exportation des matières premières.

 

Judith Suminwa a présenté la RDC comme un pays disposant d’atouts susceptibles de contribuer aux grandes transformations économiques et technologiques. Elle a notamment évoqué les minerais critiques présents dans le sous-sol congolais ainsi que le potentiel écologique du bassin du Congo. Ces ressources, selon elle, devraient être intégrées dans une stratégie capable de favoriser la création de valeur au niveau national et continental.

La Première ministre a également insisté sur la nécessité d’améliorer la gouvernance des ressources naturelles. Elle a appelé à renforcer la transparence, la traçabilité et la responsabilité dans leur exploitation, afin de garantir une meilleure maîtrise des revenus et de limiter les pratiques susceptibles d’alimenter la corruption, les tensions sociales ou les conflits.

 

Pour la cheffe du gouvernement, la transformation locale doit constituer une priorité. Le développement d’industries capables de traiter les matières premières sur le continent permettrait de créer davantage d’emplois, de renforcer les économies nationales et de réduire la dépendance à l’égard des marchés extérieurs. Elle a aussi souligné l’importance de la formation et du développement des compétences technologiques pour permettre aux jeunes Africains de prendre part aux nouveaux secteurs économiques.

 

L’intelligence artificielle a également occupé une place importante dans son intervention. Judith Suminwa a plaidé pour une utilisation de cette technologie au service du développement, de l’innovation et de l’amélioration des services. Elle a toutefois mis en garde contre le risque de voir l’intelligence artificielle accentuer les écarts entre les pays disposant de moyens technologiques importants et ceux qui restent en marge de cette transformation.

Elle a, dans ce contexte, défendu un accès plus équitable aux outils numériques, aux infrastructures et aux compétences nécessaires. Pour la RDC, l’Afrique doit pouvoir participer non seulement à l’utilisation de l’intelligence artificielle, mais aussi à la définition des règles qui encadrent son développement et ses applications.

 

La Première ministre a par ailleurs établi un lien entre la gestion des ressources stratégiques et la prévention des conflits. Les minerais indispensables aux industries technologiques et aux énergies nouvelles suscitent une demande croissante à travers le monde. Cette situation peut cependant entraîner de nouvelles rivalités, notamment dans les régions où les mécanismes de gouvernance restent fragiles.

 

Judith Suminwa a ainsi appelé à passer d’une gestion réactive des crises à une approche davantage fondée sur l’anticipation. Selon cette vision, la prévention des tensions liées aux ressources et aux chaînes d’approvisionnement doit faire partie intégrante des politiques de paix et de sécurité.

 

À travers cette intervention, la cheffe du gouvernement a défendu une participation plus juste des pays producteurs à l’économie mondiale. Elle a soutenu que la paix, la justice sociale et la prospérité devaient accompagner l’exploitation des ressources indispensables aux transformations économiques de demain.

 

 

 

 

La rédaction