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RDC/Sécurité : TikTok dans le viseur des autorités congolaises face aux violences numériques

 

 

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a confirmé jeudi 13 août à Kinshasa qu’il envisageait d’aller au‑delà des simples avertissements face aux dérives observées sur certaines plateformes numériques, évoquant la possibilité d’une interdiction de l’application TikTok en République démocratique du Congo. 

 

Cette réflexion a été mise en lumière ce jeudi 13 Août, lors d'une réunion qui s'est tenue au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) à Kinshasa. Un mémorandum, dénonçant les insultes et les cyberviolences ciblant particulièrement les femmes dont la première dame Dénise Nyakeru Tshisekedi, a été remis aux responsables du CSAC.

 

Le président de l'institution, Christian Bosembe, a souligné que la fermeture de TikTok était désormais une option à envisager sérieusement. « La réception de ce mémorandum est un symbole fort. Il est impératif que les Congolais prennent conscience que la fermeture de TikTok pourrait devenir une réalité. »

 

Bosembe a également élargi son discours à l’ensemble des plateformes numériques, les exhortant à jouer un rôle plus actif dans l'éducation et la diffusion de contenus constructifs. Pour lui, la responsabilité des plateformes est désormais au cœur du débat. « Nous ne nous limiterons pas à TikTok. Toutes les plateformes qui permettent la propagation de contenus nuisibles doivent être tenues responsables. Il est essentiel qu’elles contribuent à l’enrichissement intellectuel des utilisateurs », a-t-il ajouté.

 

Plusieurs experts juridiques consultés auparavant ont souligné la nécessité d’une approche graduée : renforcement des mécanismes de signalement, coopération avec les plateformes pour la modération, et sanctions proportionnées avant d’envisager une interdiction pure et simple. Une fermeture sans cadre procédural clair pourrait susciter des recours et entraîner des effets collatéraux sur les populations dépendantes de ces services pour l’emploi et la diffusion d’informations.

 

Les organisations ayant déposé le mémorandum réclament, elles, des actions rapides pour protéger les victimes de violences en ligne et améliorations des dispositifs de prévention et d’accompagnement. Elles demandent aussi la mise en place de mécanismes transparents de traitement des plaintes et de comptes rendus publics sur les suites données.

 

 

 

 

Hydrice Mande