
Les États-Unis ont réaffirmé ce vendredi 26 juin, leur fermeté face à la crise dans l’est de la RDC lors d’une séance du Conseil de sécurité de l’ONU. Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour l’Afrique et le Moyen-Orient, a indiqué que Washington avait déjà engagé des sanctions contre les acteurs qui bloquent le processus de paix.
Devant les membres du Conseil, il a dressé un constat en demi-teinte. Des progrès existent, mais les engagements ne sont pas tenus. « Malgré certains progrès, les parties continuent de ne pas respecter leurs obligations, La RDC n'a pas honoré ses obligations pour la neutralisation des FDLR, en tout cas dans les zones contrôlées. Dans le même temps, le Rwanda n'a pas honoré ses engagements de désengagement des forces de défense du Rwanda », a-t-il indiqué.
Il a par ailleurs accusé Kigali de persister à soutenir le mouvement M23, jugeant inacceptables les retards et les prétextes invoqués pour expliquer l’absence de résultats. Pour appuyer sa mise en garde, le représentant américain a rappelé que Washington a déjà engagé des sanctions. Il a évoqué des mesures prises en mars contre des éléments des Forces de défense rwandaises (RDF) pour leur prétendu soutien opérationnel aux M23, ainsi qu’une action récente visant un réseau accusé de faciliter l’extraction et l’exportation illégale de minerais de la RDC vers le Rwanda.
Massad Boulos a adressé un message clair aux protagonistes : renoncer à une solution militaire au conflit et se conformer au cadre négocié pour la paix. Il a averti que toute nouvelle obstruction ou inaction entraînerait des « mesures de riposte supplémentaires ». Cette déclaration s’inscrit dans le contexte de la médiation américaine autour de l’accord de paix signé à Washington entre Kinshasa et Kigali, conclu pour tenter de mettre un terme aux hostilités menées par l’AFC-M23 dans l’est de la RDC.
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