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RDC/Société : à Kinshasa, les droits des filles au centre de la clôture du FIEF 2026

 

 

La clôture du Forum international des élites féminines (FIEF) a coïncidé, samedi 11 octobre à Kinshasa, avec la célébration de la Journée internationale de la fille. Cette double activité a réuni environ 350 jeunes filles venues des 26 provinces de la RDC ainsi que de plusieurs pays africains, autour de la lutte contre le mariage des enfants et de la promotion des droits des filles.

 

Organisé du 8 au 11 octobre, le FIEF 2026 a servi de cadre d’échanges sur le leadership féminin, le mentorat et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. La rencontre a notamment rassemblé des participantes de la RDC et de plusieurs pays africains, dans une dynamique de partage d’expériences et de plaidoyer.

 

Pour cette édition de la Journée internationale de la fille, les participantes ont travaillé autour du thème international : "Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles". En RDC, la réflexion a également été articulée autour de l’engagement du pays en faveur de la promotion des droits des filles et de leur avenir.

 

La cérémonie s’est tenue en présence de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, de la secrétaire d’État tchadienne à l’Éducation, Goulé Koudji, ainsi que de représentants de la société civile et des agences du système des Nations unies. La ministre congolaise a appelé à traduire les engagements en mesures concrètes en faveur de la protection des filles, leur permettre de réaliser pleinement leur potentiel. «Les filles ne sont pas seulement les femmes de demain, elles sont les citoyennes d’aujourd’hui, et leurs droits ne peuvent attendre», a-t-elle déclaré. 

 

Les discussions ont mis en avant plusieurs priorités, dont l’accès à l’éducation, aux soins de santé, à la protection contre les violences et aux mécanismes d’autonomisation. Les jeunes participantes ont, de leur côté, plaidé pour une implication accrue dans les décisions qui concernent leur avenir et pour des politiques publiques capables de produire des effets concrets dans leur quotidien.

 

La Journée internationale de la fille, célébrée chaque 11 octobre, vise à attirer l’attention sur les obstacles spécifiques auxquels font face les filles, notamment la déscolarisation, les violences basées sur le genre, les grossesses précoces et les mariages d’enfants. L’édition 2026 met précisément l’accent sur l’élimination de cette dernière pratique et le renforcement des droits des filles.

 

À travers cette mobilisation, les organisateurs et participantes ont insisté sur la nécessité de considérer les filles non seulement comme les futures femmes du pays, mais aussi comme des citoyennes à part entière, dont les droits doivent être garantis dès aujourd’hui.

 

 

 

Clotilde Mudosa