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RDC/Société : Mimy Monga Numbi, une femme de diplomatie au service de l’agriculture congolaise. 

 

 

En ce mois de mars consacré à la woman empowerment, la Directrice générale de l’Office National des Produits Agricoles du Congo (ONAPAC), Me Mimy Monga Numbi, incarne une forme de leadership rare : celui qui passe du plaidoyer diplomatique à des actions concrètes sur le terrain. Depuis la 3ᵉ édition de la Semaine du Café en Éthiopie, où elle a défendu la RDC auprès de l’Organisation Internationale du Café (OIC), elle transforme aujourd’hui les partenariats acquis à l’étranger en leviers de développement local.

 

Mimy Monga Numbi a su, à Addis‑Abeba, donner une voix forte à la RDC dans les enceintes de l’OIC, soulignant le potentiel de la filière café‑cacao et l’importance de soutiens techniques et financiers pour moderniser les exploitations congolaises. Mais plutôt que de laisser ces engagements au stade des déclarations, elle les ramène au cœur de la stratégie de l’ONAPAC, en s’associant étroitement au Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, pour traduire ces promesses en projets tangibles.

 

C’est à Gemena, chef‑lieu du Sud‑Ubangi, que cette convergence entre diplomatie et action locale prend forme. Aux côtés de Muhindo Nzangi, Mimy Monga a participé au lancement de la campagne agricole 2025–2026 dans la province, avec un accent particulier sur les produits pérennes : café, cacao et palmier à huile. L’Office a mis en place, notamment, 250 000 plantules de café et 50 000 plantules de palmier à huile destinées aux producteurs, afin de relancer la production, sécuriser les revenus et lutter contre l’insécurité alimentaire.

 

Les deux responsables ont insisté sur la nécessité de structurer les filières, en encadrant l’installation des pépinières, le suivi technique et les circuits de commercialisation, sous l’impulsion de l’ONAPAC. Ce n’est pas seulement une distribution de plants, mais bien la mise en place d’un écosystème agricole moderne, pensé pour durabilité plutôt que pour effet d’annonce.

 

Au‑delà de la campagne agricole, une deuxième étape marquante a été l’inauguration du point de sortie officiel de Zongo, destiné à servir de plateforme de transit pour les exportations agricoles du Sud‑Ubangi. Ce point de sortie vise à rationaliser les flux, permettre un contrôle qualité effectif par l’ONAPAC et faire en sorte que les prix obtenus reflètent davantage la valeur réelle des produits, et non une simple dépréciation due à l’informel ou à l’absence de contrôle.

 

Pour Mimy Monga, cet aménagement traduit la volonté de transformer les partenariats internationaux en avantages concrets pour les producteurs, en supprimant les intermédiaires obscurs et en créant des liaisons directes entre les champs congolais et les marchés étrangers.

 

À travers cette double démarche, diplomatie internationale + action de terrain , la Directrice générale de l’ONAPAC montre qu’honorer la femme signifie aussi reconnaître celles qui bâtissent économiquement le pays, au-delà des discours de célébration. En connectant la RDC aux instances de l’OIC tout en faisant pousser des plantules à Zongo et en ouvrant officiellement un point de sortie d’exportation, Mimy Monga Numbi incarne un modèle de leader qui passe de la table de négociation à la terre de l’ONAPAC, pour transformer la vision stratégique en champs productifs, emplois et revenus durables

 

 

 

 

Clotilde Mudosa