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RDC/Société : Micheline Ombae Kalama défend les priorités femmes et enfants dans le futur partenariat avec la Banque mondiale

 

 

La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a participé, ce mercredi 24 septembre à Kinshasa, aux consultations sectorielles préparatoires au Cadre de partenariat pays (CPP) 2027-2036 entre la RDC et le Groupe de la Banque mondiale. Cet exercice vise à définir les grandes priorités qui orienteront l’appui de l’institution financière au cours de la prochaine décennie.

 

La rencontre, organisée dans le cadre du projet STAR (Stabilisation et relèvement de la RDC), a réuni, outre la ministre, le ministre d’État chargé du Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb, et le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chargé des Anciens Combattants, Éliézer Ntambwe. Pour Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC, l’Angola, le Burundi et São Tomé-et-Príncipe, l’objectif est de passer d’interventions dispersées à une approche intégrée, articulant protection sociale, capital humain, compétences, inclusion économique et emploi.

 

Trois axes prioritaires pour le ministère

Lors de ces travaux, Micheline Ombae Kalama a présenté les orientations portées par son département ministériel : la promotion du genre et la protection de l’enfant, la lutte contre les violences basées sur le genre et l’autonomisation économique des femmes, ainsi que la promotion de la masculinité positive. Selon elle, ce partenariat doit produire « des résultats plus durables de stabilité » et favoriser « l’inclusion de la population la plus vulnérable ».

 

Pour concrétiser ces orientations, le ministère envisage notamment la construction de centres intégrés de services multisectoriels dans chaque commune de Kinshasa et dans les provinces ciblées par la Banque mondiale. Ces structures devront offrir une prise en charge médicale, psychosociale et juridique, ainsi qu’un appui à la réinsertion économique des survivantes. S’y ajoutent l’institutionnalisation du Parlement des enfants, avec la construction de son siège, et l’implantation de cellules techniques de masculinité positive dans les provinces.

Prendre en compte les provinces d’accueil de déplacés

 

La ministre a également appelé la Banque mondiale à ne pas négliger les provinces relativement stables sur le plan sécuritaire, mais qui subissent les contrecoups de la guerre en accueillant d’importants flux de déplacés. Elle a souligné que l’hébergement en familles d’accueil y crée une promiscuité propice aux violences, nécessitant des réponses spécifiques en matière de protection et de services sociaux.

 

Les propositions détaillées du ministère seront transmises par écrit à la Banque mondiale pour nourrir l’élaboration du nouveau cadre de partenariat. Les enjeux sont considérables : selon les données présentées lors de la consultation, 37% des femmes ont subi des violences physiques au cours de leur vie et 42% des enfants de moins de 5 ans souffrent de retard de croissance, autant de défis que le futur CPP devra aider à réduire.

 

 

 

 

 

 

La rédaction