
La Quinzaine dédiée à la célébration de la femme africaine 2026 a été officiellement lancée ce mardi 28 juillet à l’Espace Ave Maria, à Kinshasa. Placée sous le signe de l’autonomisation durable et de la garantie des droits des femmes et des filles, cette édition entend traduire en actions concrètes les engagements pris en faveur de l’égalité de genre en République démocratique du Congo.
Dans son discours d’ouverture, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présenté cette rencontre comme "un appel à la conscience nationale" et un "rendez-vous de mémoire, de responsabilité et d’espérance ". Selon elle, l’objectif est de bâtir une république où chaque femme et chaque fille aura la possibilité d'exercer ses droits, de valoriser ses compétences et d'apporter sa contribution à l'édification du pays. « cette édition témoigne de notre volonté collective de bâtir une république où chaque femme et chaque fille pourra pleinement exercer ses droits, déployer ses talents et participer à l’édification de notre nation. Il ne peut y avoir de développement sans les femmes, ni de prospérité lorsqu’une partie de la société demeure empêchée de son plein potentiel », a-t-elle déclaré.
« La femme africaine n’est pas seulement une actrice de développement, elle en est l’âme », poursuit-elle, rendant un hommage solennel aux femmes de l’Est du pays, qu’elle a qualifiées de "véritables combattantes de la paix" face aux blessures persistantes du conflit. Elle a insisté sur la nécessité de garantir l’accès des femmes à l’éducation, à la justice, aux soins de santé et aux instances décisionnelles, afin de bâtir une société libérée des discriminations et des préjugés.
Représentant le système des Nations Unies en RDC, Valéry Kabamba (ONU Femmes) a salué une initiative qui, selon lui, "dépasse le cadre de commémoration pour devenir une plateforme de transformation sociale, économique et institutionnelle". Il a souligné que la célébration de la journée internationale de la femme africaine, la conférence régionale sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) par l’autonomisation économique des femmes, et le forum sur le leadership de la femme d’impact en Afrique, constituent une dimension essentielle pour faire progresser les droits des femmes, d'accélérer leur participation aux instances décisionnelles.
« Les Nations Unies sont convaincues que l’égalité entre les femmes et les hommes est une condition essentielle pour la paix, la cohésion sociale, la prospérité économique et le développement durable », a-t-il déclaré. Selon lui, partout où les femmes participent dans les décisions publiques, dans l’économie et dans la gouvernance, les communautés deviennent plus résilientes, plus prospères et mieux préparées à faire face aux défis.
Valéry Kabamba a toutefois pointé les freins que constituent les VBG et les inégalités économiques, qui selon lui, privent la société de talents indispensables. Il a salué les progrès réalisés en RDC ces dernières années en matière de représentation des femmes, de promotion du leadership féminin et de protection des droits, tout en rappelant que l’autonomisation passe par l’accès aux revenus, aux opportunités économiques, à la formation, aux crédits et à la protection sociale.
La Quinzaine de la femme africaine 2026 prévoit une série d’activités d’envergure, notamment des conférences régionales, le forum sur le leadership de la femme d’impact en Afrique, ainsi que le dévoilement d’un « mur de souvenirs ». Ces initiatives visent à transformer les engagements politiques en résultats tangibles. En unissant leurs efforts, le gouvernement et ses partenaires internationaux espèrent accélérer les réformes nécessaires pour que, comme l’a rappelé la ministre Micheline Omba Kalama, "lorsque les femmes sont écoutées, la nation avance avec équilibre et stabilité".
Clotilde Mudosa
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