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RDC/Societé : La Première Dame met en avant la loi de 2022 contre les violences sexuelles lors de la JIF

 

Lors d’une célébration œcuménique à Kinshasa ce dimanche 08 Mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi a salué les avancées législatives récentes en matière de protection des femmes victimes de violences, particulièrement dans les zones de conflit.

 

À la tribune, elle a mis en lumière l’adoption le 26 décembre 2022 d’une loi établissant les principes de protection et de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits armés, ainsi que des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité. Cette législation, entrée en vigueur il y a plus de trois ans, marque une étape significative dans la prise en charge juridique des survivantes dans un pays où les violences basées sur le genre (VBG) restent endémiques, notamment à l’Est.

 

Denise Nyakeru Tshisekedi a présenté ces progrès comme le fruit d’une volonté politique forte portée par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qualifié de « champion de la masculinité positive ». Elle a exprimé sa reconnaissance pour son engagement continu en faveur de la dignité des femmes et de la lutte contre les VBG en RDC, soulignant son sens de l’écoute et sa détermination à faire avancer la cause féminine.

 

Ces hommages interviennent alors que la RDC continue de déplorer des milliers de cas de violences sexuelles chaque année, particulièrement dans les provinces de l’Est où les conflits armés perdurent. Malgré les avancées législatives saluées par la Première Dame, les organisations de la société civile et les acteurs humanitaires pointent régulièrement l’insuffisance des moyens pour l’application effective de cette loi : manque de juges formés, lenteur des procédures judiciaires, faible accès aux réparations pour les victimes et persistance des impunités.

 

La célébration œcuménique de Kinshasa s’inscrit ainsi dans un contexte national où la lutte contre les violences faites aux femmes reste une priorité affichée, mais où les défis d’exécution sur le terrain demeurent considérables pour transformer les textes en résultats concrets pour les survivantes.

 

 

 

 

La rédaction