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RDC/Société : Deux jeunes mères congolaises visées pour maltraitance infantile

 

 

Une vague d'indignation déferle sur les réseaux sociaux en RDC après la diffusion de vidéos TikTok montrant Percy Bondonga et Mathy Bafana, deux influenceuses dans la vingtaine, dans des séquences impliquant des violences présumées sur leurs nourrissons. Le ministère du Genre, Famille et Enfant, dirigé par Micheline Ombae, dans un message publié sur X, a lancé un avis de recherche national contre elles, avec un numéro WhatsApp dédié (+243 904 986 496) pour recueillir des informations.

 

Ces clips, devenus viraux en quelques heures, ont provoqué une révolte générale. Mathy Bafana y apparaît frappant son bébé de 3 à 7 mois et lui transmettant délibérément ses sécrétions nasales avec une désinvolture jugée criminelle. Percy Bondonga est filmée, elle, mettant sa langue dans la bouche de sa fille, la giflant violemment et lui tirant les oreilles, lançant : «Tu viens de t'endormir et déjà tu te réveilles ? Attends que je te frappe vraiment », déclare-t-elle face à la caméra. 

 

Face aux critiques unanimes, Percy Bondonga aurait réagi avec provocation : « Si vous pensez que je brutalise mon enfant, venez le chercher vous-mêmes ». Les autorités rappellent que la violence envers les mineurs est strictement interdite par la loi congolaise et les conventions internationales, avec des peines sévères encourues. Ce scandale révèle les dangers de la quête effrénée de viralité, où la protection des enfants passe après les "vues". 

 

Notons que la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant punit sévèrement (1-5 ans de prison, amendes 100 000-1 million FC) coups, blessures, mise en danger d'enfant, tortures, actes de brutalité, de cruauté, d'odieuses souffrances, de privation ou de séquestration susceptibles de porter atteinte il sa santé physique ou mentale ainsi qu'à son équilibre affectif et psychologique (art. 151-170), exige une discipline parentale humaine exclusive, et sanctionne négligence, non-dénonciation (art. 192-195). La RDC ayant ratifié les conventions internationales pour ériger la protection infantile en priorité absolue, ces dispositions s'avèrent pleinement applicables à ces vidéos TikTok où bébés sont giflés et malmenés.

 

 

 

 

 Clotilde Mudosa