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RDC/Société : commémoration du Genocost, carlin Vese pinzi plaide pour des féminités et masculinités positives comme leviers de justice et de paix 

 

 

À l’occasion de la Journée nationale du GENOCOST, commémorée le 2 août, VESE Pinzi, ambassadeur de la Masculinité Positive en République démocratique du Congo et expert en engagement communautaire pour ABEF-ND / Projet PACT VBG‑EAS‑HS, a appelé à conjuguer devoir de mémoire et transformations sociales pour favoriser la justice, la réparation et la paix. Le GENOCOST, a rappelé Vese Pinzi, dépasse la seule commémoration ; il est "un appel à la vérité, à la justice, à la reconnaissance des souffrances" des millions de Congolais et Congolaises affectés par des décennies de violences, de massacres et de déplacements forcés. « Derrière les statistiques se cachent des destins brisés », a-t‑il dit, en évoquant notamment les femmes et les filles victimes de violences sexuelles, les enfants privés de leur enfance et les familles décimées.

 

Pour l’expert, la mémoire ne doit pas se limiter au rappel du passé. Elle doit servir de socle pour "construire l’avenir" en s’appuyant sur des changements de comportements et de mentalités. « La réparation d’une nation ne repose pas uniquement sur des décisions politiques ou judiciaires », a‑t‑il souligné, plaidant pour une approche qui intègre la transformation des relations entre femmes et hommes. Vese définit la féminité positive comme porteuse de résilience, de courage, de solidarité et de leadership en défense de la dignité humaine. La masculinité positive, a‑t‑il précisé, invite les hommes et les garçons à rejeter toute forme de violence, de domination et de discrimination, et à promouvoir le respect, l’égalité et la protection des personnes vulnérables.

 

Ces deux notions, selon lui, constituent des leviers de reconstruction sociale dans un contexte marqué par les violences basées sur le genre et les traumatismes collectifs. « Elles restaurent la confiance, favorisent la cohésion communautaire et contribuent à bâtir une société où chaque personne est respectée dans sa dignité », a affirmé Vese, en plaidant pour des actions concrètes accompagnant la mémoire des victimes : initiatives locales de soutien psychosocial, programmes éducatifs sur l’égalité des sexes, et mécanismes communautaires de prévention et de réparation.

 

L’appel à l’action de l’ambassadeur rejoint les priorités des acteurs humanitaires et des organisations de défense des droits humains qui, depuis longtemps, insistent sur la complémentarité entre justice formelle, enquêtes, procès, réparations légales et justice sociale, réconciliation, soutien aux survivant·es et transformation des normes sociales. Selon Vese, la reconnaissance du GENOCOST ne prendra toute sa portée que si elle s’accompagne d’une « véritable culture de justice, de solidarité et de non‑violence ».

 

Dans son intervention, VESE Pinzi a lancé un message aux Congolais et Congolaises : "Que chaque femme, chaque homme, chaque jeune et chaque enfant devienne un artisan de paix, un défenseur des droits humains et un acteur de la reconstruction de notre pays". Il a rappelé que se souvenir, c’est honorer les victimes, et agir, c’est empêcher que l’histoire ne se répète.

 

 

 

 

Clotilde Mudosa