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 RDC/Société : Aimé Boji Sangara à l’écoute des ressortissants des zones touchées par le conflits armés

 

 

Le Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Aimé Boji Sangara, a reçu, samedi 7 mars 2026, plusieurs délégations composées de ressortissants des zones affectées par la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette rencontre intervient alors que des millions de personnes, surtout des femmes, des enfants et des déplacés, vivent dans la précarité, soumis aux violences, au déplacement forcé et à une crise humanitaire permanente dans le Nord‑Kivu et le Sud‑Kivu.

 

Parmi les délégations figuraient des députés provinciaux, des maires de ville, des administrateurs de territoire ainsi que des représentants du Comité des déplacés de guerre. Ces acteurs de terrain sont venus, ensemble, présenter leurs hommages au Président de l’Assemblée nationale tout en portant la voix des populations confrontées au déplacement, aux violences sexuelles, à la faim et à la destruction de leurs moyens de subsistance. Ils ont réaffirmé la nécessité d’un dialogue franc et constructif autour de la paix dans l’Est, en insistant sur le fait que la stabilité revient d’abord aux conditions de vie décentes de la population.

 

À la tête de l’une de ces délégations, le maire de Bukavu, Zénon Karumba Cikuta, a salué les efforts diplomatiques du Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi, mais a rappelé également la détresse des habitants, des déplacés et des femmes exposées aux violences dans des sites surpeuplés. Les représentants des déplacés de guerre ont exprimé leur reconnaissance à l’égard du Speaker de la Chambre basse, tout en demandant davantage de mesures concrètes pour la sécurité, l’accès à la nourriture, aux soins de santé et à l’éducation, conditions essentielles d’une paix durable. 

 

Ces échanges ont permis à Aimé Boji Sangara d’entrer en contact direct avec les réalités vécues sur le terrain : insécurité, déplacements répétés, destructions de biens, perte de moyens d’existence, femmes et filles vulnérables, déplacements internes. Les participants ont souligné l’importance d’impliquer davantage les organisations de la société civile, les leaders religieux, les femmes et les jeunes dans la recherche de solutions durables, au‑delà des déclarations politiques.

 

Lors de précédentes missions à Uvira et à Beni, le Président de l’Assemblée nationale avait mis en avant la responsabilité de la jeunesse, des autorités territoriales et des forces vives de la nation dans la consolidation de l’État de droit. Dans ce contexte, plusieurs acteurs de la société civile insistent sur la nécessité de transformer ces discours en projets concrets de protection des civils, de protection des femmes et des filles, et de réintégration des déplacés.

 

Par ailleurs, Aimé Boji Sangara a également reçu une délégation du Conseil national de la jeunesse, venue lui présenter ses civilités après sa désignation par le Chef de l’État. Les jeunes représentants ont salué son ouverture au dialogue et se sont engagés à mobiliser la population juvénile autour des valeurs de paix, de cohésion sociale et de développement. Cependant, de nombreux observateurs soulignent que pour que cette mobilisation soit crédible, elle doit s’accompagner de politiques publiques tangibles en matière de formation, d’emploi, de protection et de participation des jeunes aux décisions qui les concernent . 

 

 

La rédaction