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RDC/Sécurité : À New york, Kinshasa réclame l’application de la résolution 2773 et une enquête sur l’attaque de Pinga

 

 

La République démocratique du Congo a exhorté, mardi 29 septembre, le Conseil de sécurité des Nations unies à renforcer l’exécution de la résolution 2773, estimant que les principales obligations prévues par ce texte restent sans effet sur le terrain dans l’est du pays. À la tribune, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a également sollicité une vérification internationale de l’attaque de drone signalée la veille à Pinga, dans le Nord-Kivu.

 

La résolution 2773, adoptée à l’unanimité le 21 février 2025, demande notamment à l’AFC-M23 de cesser les hostilités, de se retirer des zones sous son contrôle et de démanteler ses administrations parallèles. Elle appelle en outre le Rwanda à mettre fin à tout soutien au mouvement et à retirer ses forces du territoire congolais. Pour la délégation congolaise, les zones contrôlées par l’AFC-M23 et les Forces rwandaises de défense font l’objet d’une administration parallèle contraire aux prescriptions du Conseil de sécurité.

 

Kinshasa affirme disposer d’informations faisant état de mouvements et d’installations de populations rwandaises dans certaines localités congolaises dont les habitants auraient été contraints de fuir à la suite des violences. Ces affirmations ont été présentées par la RDC devant le Conseil et n’ont pas été étayées, dans les éléments rendus publics, par une vérification indépendante. La RDC a aussi dénoncé les restrictions qui, selon elle, limitent le travail des Nations unies dans les territoires concernés. Elle estime que ces entraves empêchent une partie des populations vulnérables d’accéder à l’assistance humanitaire et compliquent la documentation des violations rapportées dans les zones sous contrôle de l’AFC-M23.

 

L’ambassadeur congolais est revenu sur l’incident de Pinga, attribué par Kinshasa aux Forces de défense rwandaises. Selon les autorités congolaises, une attaque par drone menée le 28 septembre contre une position congolaise a fait cinq morts et huit blessés graves. La délégation a qualifié l’incident d’atteinte à la souveraineté nationale et de violation du cessez-le-feu, demandant au Conseil de sécurité d’en établir les circonstances et de le condamner.

 

Kinshasa a, par ailleurs, fait valoir les efforts engagés dans le désarmement volontaire des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Le représentant permanent a demandé que cette démarche soit accompagnée par le Conseil de sécurité et par la MONUSCO, dans le cadre du prochain mandat de la mission onusienne. Elle a enfin réitéré sa requête visant à suspendre toute nouvelle participation, rotation ou affectation de contingents rwandais dans les opérations de paix des Nations unies. Selon Kinshasa, une telle mesure devrait demeurer en vigueur jusqu’à la vérification du retrait des forces rwandaises du territoire congolais.

 

 

 

 

 

La rédaction