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RDC/Santé : Les infirmiers en Ituri menacés, l'ONIC demande plus de protection

 

 

Les infirmiers d'Ituri traversent une période critique. Depuis le début de la nouvelle flambée d'Ebola dans la province, ils travaillent dans des conditions jugées dangereuses par leur organisation professionnelle. L'Ordre national des infirmiers du Congo (ONIC), antenne d'Ituri, a publié lundi 15 juin à Bunia un rapport qui met en lumière les risques que ces professionnels affrontent quotidiennement.

 

Le problème ne vient pas d'un manque d'engagement. Les infirmiers d'Ituri sont mobilisés, mais ils manquent de protection. L'ONIC rapporte que le recrutement de personnel sans qualifications vérifiées fausse la qualité des soins et que les compétences locales sont peu associées à la riposte. Cette absence d'intégration des acteurs locaux crée des tensions dans la gestion de l'épidémie.

 

Mais le danger est encore plus grave. Timothée Kosianza, vice-président provincial de l'ONIC, dévoile un chiffre lourd des prestataires de santé, dont des infirmiers et des médecins, qui ont perdu la vie entre le début de l'épidémie et le 13 juin 2026. « 23 professionnels de santé infirmiers et médecins ont perdu la vie entre le début de l'épidémie et le 13 juin 2026 en soignant des patients Ebola. Je estime que ce bilan funeste nécessite une amélioration immédiate des dispositifs de prévention et de sécurité pour protéger le personnel sanitaire», a-t-il indiqué. Ces décès ne sont pas seulement des statistiques ils représentent des hommes et des femmes qui ont perdu la vie en soignant des patients atteint par Ebola.

 

L'ONIC propose trois solutions : mieux équiper les infirmiers en matériel de protection, créer plus de centres de traitement pour Ebola, et faire participating les professionnels de santé locaux dans la coordination de la riposte. Selon l'organisation, ces mesures sont indispensables pour éviter que d'autres soignants ne succombent à l'épidémie.

Sans action rapide, l'ONIC prévoit une augmentation du nombre de décès parmi le personnel de santé. Pour les infirmiers d'Ituri, le combat contre Ebola doit s'accompagner d'un combat pour leur propre sécurité.

 

 

 

La rédaction