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RDC/Politique : le Gouvernement et la CNDH unissent leurs forces pour renforcer la protection des droits humains

 

 

Un nouveau cadre de collaboration entre le Gouvernement et la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) est en cours de mise en place, à la suite d’une rencontre tenue, ce mercredi 16 septembre 2026 à Kinshasa, entre la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et une délégation de l’institution, conduite par son président Paul Nsapu.

 

L’objectif affiché est d’améliorer la réactivité de l’État face aux préoccupations des citoyens en matière de droits humains, en renforçant les points focaux au sein des ministères et en facilitant le traitement des requêtes adressées à la CNDH. Les discussions ont également porté sur la coordination entre les deux institutions dans des domaines sensibles tels que les libertés publiques, les conditions de détention et le respect des droits fondamentaux.

 

Judith Suminwa a instruit les ministères concernés de consolider ce mécanisme, tout en rappelant la nécessité de respecter l’indépendance et les compétences de chaque institution. Cette approche vise à éviter les chevauchements et à garantir que les recommandations de la CNDH soient prises en compte de manière systématique par l’administration, sans pour autant empiéter sur le rôle de contrôle et d’alerte dévolu à la commission.

 

La rencontre intervient à un moment où la CNDH multiplie les prises de position sur des dossiers brûlants, allant des manifestations de l’opposition aux conditions de détention dans certaines provinces, en passant par les tensions politiques récurrentes. Paul Nsapu avait d’ailleurs appelé, quelques jours plus tôt, à une meilleure complémentarité entre la CNDH et les services déconcentrés du ministère des Droits humains, soulignant que l’efficacité du système dépendait de la qualité de cette coordination.

 

Avec ce réajustement, le Gouvernement semble vouloir transformer la CNDH en un partenaire plus opérationnel, capable d’influencer directement les politiques publiques en matière de droits humains, tout en conservant son statut d’institution indépendante d’appui à la démocratie. La mise en œuvre effective de ces mesures, notamment le renforcement des points focaux dans les ministères, sera un indicateur clé de la volonté de l’exécutif de passer du dialogue à l’action concrète.

 

 

 

 

 

Hydrice Mande