
Les sanctions individuelles imposées par les États-Unis à l'ancien président Joseph Kabila Kabange ont suscité une riposte immédiate de son cabinet, qui les balaie comme une mesure « infondée et politiquement orientée ». Dans un communiqué diffusé le 30 avril, son entourage annonce des actions en justice et alerte sur les risques d'aggraver les divisions internes en RDC.
Qualifiant les motifs américains une prétendue implication dans la déstabilisation du pays, notamment via le M23 de « narratif sans preuves », le document défend un bilan présidentiel marqué par la réunification nationale, la pacification des conflits et la première transition pacifique du pouvoir en 2019. Ces réalisations, argue-t-il, contredisent les allégations d'ingérence actuelle.
Ces sanctions interviennent dans un climat politique tendu, où les autorités congolaises accusent l'opposition, incluant des proches de Kabila, de comploter avec des groupes armés. Washington justifie sa décision par des éléments de renseignement pointant une menace à la stabilité, mais le camp Kabila y voit un appui extérieur à une « dérive autoritaire », citant l'article 64 de la Constitution pour réaffirmer son combat pour l'État de droit.
Au-delà de la contestation, le communiqué insiste sur l'urgence d'une réponse politique unie face à la crise sécuritaire à l'Est. Joseph Kabila réitère son engagement pour l'intégrité territoriale et une réconciliation nationale, invitant à des recours judiciaires pour laver son nom tout en prônant la cohésion. Cette situation pourrait raviver les clivages post-2018, alors que la RDC cherche des médiations internationales pour l'Est. Les recours annoncés pourraient prolonger le débat sur la souveraineté et l'interventionnisme étranger.
Hydrice Mande
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