
Nzanga Mobutu alerte sur ce qu’il considère comme une nouvelle configuration de la rébellion dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un texte intitulé « L’AFDL reconstituée : trente ans après, le même danger menace le Congo », il établit un parallèle entre l’offensive menée contre le Zaïre en 1996 et une recomposition politico-militaire qu’il associe aujourd’hui à Joseph Kabila.
Au centre de sa prise de position figure le Front pour la refondation de la nation (FRN). Selon le document, l’ancien président de la République aurait pris la tête de cette structure, présentée comme issue de l’AFC/M23, le 12 octobre 2026 à Goma. Nzanga Mobutu estime que le statut de Joseph Kabila pourrait donner une légitimité politique congolaise à un mouvement dont il dénonce les liens avec Kigali. Ces affirmations sont celles de l’auteur du texte.
Pour développer son analyse, Nzanga Mobutu revient sur le rôle joué par Laurent-Désiré Kabila au sein de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Il considère que celui-ci avait apporté une identité politique congolaise à une offensive soutenue par les armées rwandaise et ougandaise. À ses yeux, le rapprochement tient à la place qu’occuperait désormais Joseph Kabila dans la configuration qu’il décrit.
L’auteur invoque également des travaux des Nations unies sur les violences commises au Congo et sur l’implication rwandaise dans les opérations du M23. Il fait notamment référence au rapport Mapping de 2010 ainsi qu’à des conclusions d’experts qu’il situe en juin 2026. Il s’appuie sur ces références pour soutenir sa mise en garde contre une répétition des mécanismes d’intervention étrangère qu’il dénonce.
Dans son texte, Nzanga Mobutu distingue toutefois les responsabilités des dirigeants de groupes armés de celles des communautés. Il souligne que les Tutsi congolais et les Banyamulenge doivent bénéficier, comme tous les citoyens, de la protection de leurs droits, de leur sécurité et de leur dignité. Il rejette toute attribution collective des actes commis par des responsables rebelles et estime que la protection d’une communauté ne peut justifier une intervention militaire étrangère.
Il interpelle par ailleurs Joseph Kabila sur les conséquences des conflits et les enjeux de souveraineté, en rappelant les dix-huit années passées par l’ancien président à la tête du pays. Pour Nzanga Mobutu, la situation qu’il décrit ne peut être réduite à une rivalité politique ordinaire, compte tenu des souffrances accumulées par les populations.

Cette prise de position se conclut par un appel à défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et la sécurité de l’ensemble des Congolais, dans le respect de la Constitution et du droit international. Le document ne présente pas de réaction de Joseph Kabila ni des organisations mises en cause.
Hydrice Mande
Phone:
+243 828 116 545
Email:
lasourcemagazin@gmail.com
Adresse:
Avenue Mbemba, 24
Kinshasa - RDC
©La source Magazine
2026
