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RDC/Politique : L’Assemblée nationale déclare recevables les rapports de la Cour des Comptes et de la CNDH

 

 

L’Assemblée nationale a franchi une étape législative importante cette semaine en déclarant recevables les rapports annuels de la Cour des Comptes et de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Ces documents, cruciaux pour le contrôle de l’action publique, ont été transmis aux commissions permanentes pour une analyse détaillée. Sous la présidence de l’Honorable Aimé Boji Sangara, les députés nationaux ont consacré leurs travaux à l'examen de la gestion financière de l'État et à la situation des droits humains dans le pays.

 

Le rapport de la Cour des Comptes, couvrant les exercices 2024-2025, a été présenté par son Premier Président, Jimmy Munganga. L'exposé a mis en exergue les conclusions des contrôles budgétaires effectués au niveau du pouvoir central et des provinces. Si des progrès ont été notés dans la gouvernance financière, le document pointe également des faiblesses persistantes dans l'exécution des budgets. En s'appuyant sur l'article 172 de la Constitution, la Cour a formulé des recommandations visant à accroître la transparence et l'efficacité dans l'usage des deniers publics. Le rapport a été orienté vers la Commission Économique et Financière, où il servira de base au futur examen de la loi portant reddition des comptes pour l'exercice 2025.

 

La seconde partie de la plénière a été dédiée au rapport d'activités 2025 de la CNDH, présenté par son président, Paul Nsapu Mukulu. Ce dernier a dressé un tableau contrasté, soulignant que les missions de protection des droits fondamentaux ont été menées dans un environnement sécuritaire dégradé, marqué par l'instabilité dans l'Est du pays et l'activisme de groupes armés dans la partie Ouest. Malgré des obstacles logistiques et financiers, la CNDH a maintenu ses activités de monitoring, de formation et de visite des centres de détention. Le débat, qualifié de vif par les observateurs, a conduit le bureau de la Chambre basse à renvoyer le dossier devant la Commission mixte Politique, Administrative et Juridique et Droits de l’homme.

 

Désormais, le travail se déplace au sein des commissions permanentes. Ces instances auront la charge d'approfondir les pistes suggérées par les deux institutions afin de transformer ces constats techniques en orientations politiques concrètes. Cette phase d'examen parlementaire sera déterminante pour définir les mesures correctives que le Gouvernement devra adopter afin de répondre aux exigences de rigueur budgétaire et de respect des libertés publiques attendues par la population.

 

 

 

 

 

Hydrice Mande