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RDC/Politique : Félix Tshisekedi précise les conditions du dialogue national et exclut l'AFC/M23

 

 

Le président Félix Tshisekedi a, dans son discours à la nation du 27 août 2026, précisé le cadre du dialogue national inclusif qu’il a récemment initié. Il a indiqué que cette initiative ne concernera pas les groupes armés ayant pris les armes contre l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo.

 

Le chef de l’État a cependant assuré que le processus restera ouvert à tous les citoyens et acteurs politiques, quelles que soient leurs opinions, leurs origines, leur langue, leur appartenance ethnique ou religieuse. « Mais nul ne peut prétendre s’asseoir à la table de la Nation tout en prenant les armes contre elle. Aucune arme ne conférera à son porteur un droit supérieur à celui que le suffrage reconnaît au citoyen. Aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique. Aucun mouvement armé ne pourra invoquer l’inclusivité pour imposer par la force ce qu’il n’a pas obtenu par les voies démocratiques », a-t-il déclaré.

 

Félix Tshisekedi a ajouté que les groupes qui combattent par les armes l’ordre constitutionnel, occupent des portions du territoire national ou agissent au service d’une puissance étrangère ne pourront pas participer au dialogue en tant que composantes politiques. Il a également précisé que le cadre de Doha demeure celui destiné à traiter les questions liées à la cessation des hostilités, au désengagement, au cantonnement et au désarmement de l’AFC/M23. Selon lui, ce processus et le dialogue national relèvent de deux démarches distinctes.

 

Sur le plan judiciaire, le chef de l’État a rejeté toute idée d’amnistie générale pour les crimes graves commis dans le conflit. « Les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les actes de génocide, les violences sexuelles graves et les autres crimes imprescriptibles ne pourront pas être effacés par une amnistie générale, ni sacrifiés au nom d’un compromis politique. Nous ne construirons pas la réconciliation sur l’oubli », a-t-il martelé.

 

Cette prise de position intervient dans un contexte politique et sécuritaire toujours marqué par les tensions dans l’Est du pays, alors que le pouvoir cherche à conjuguer ouverture politique, exigence de justice et poursuite des efforts de paix.

 

 

 

 

Hydrice Mande