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RDC/Politique : Consultations à Bujumbura, Vers un Dialogue Inclusif pour la Paix

 

 

Des représentants de l'opposition politique congolaise et des leaders religieux se sont envolé pour Bujumbura ce dimanche 05 juillet, pour des consultations visant à aborder la crise politique, sécuritaire et institutionnelle qui sévit en République Démocratique du Congo (RDC). Cette initiative, soutenue par le président burundais Évariste Ndayishimiye, qui occupe également la présidence tournante de l'Union africaine, cherche à promouvoir un dialogue constructif entre les différents acteurs concernés par la situation actuelle du pays.

 

Des figures majeures de l’opposition, telles que Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, ont fait le déplacement à Bujumbura pour écouter le plan de sortie de crise soutenu par l'Union africaine. Parmi les participants, on retrouve des membres de la coalition d'opposition « Coalition Article 64 » (C64), ainsi que des délégués de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de divers groupes religieux. Ces consultations visent à établir un consensus sur les voies à suivre pour résoudre les tensions politiques en cours.

 

La coalition C64, qui se présente à ces discussions avec un message clair, insiste sur le fait que la constitution ne doit pas être modifiée. Prince Epenge, un cadre de la coalition Lamuka, a été vocal sur cette position, soulignant l'importance de respecter les principes constitutionnels en vigueur. Les consultations se concentrent spécifiquement sur la crise dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, avec l'objectif de créer une feuille de route consensuelle et inclusive impliquant la société civile et les confessions religieuses pour soutenir les processus de paix régionaux. 

 

Cependant, des préoccupations subsistent quant à la nature de ces pourparlers. Certains observateurs craignent que ces discussions ne servent à légitimer des groupes rebelles et à compromettre la souveraineté nationale. Le président Félix Tshisekedi a clairement affirmé que « aucun dialogue ne débouchera sur des primes de guerre ou le bradage de la souveraineté nationale. » Ces pourparlers à Bujumbura illustrent une volonté partagée d'engager un dialogue inclusif, dans l'espoir de trouver des solutions durables à la crise qui affecte la RDC.

 

 

 

Hydrice Mande