
La session ordinaire de mars 2026 de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a officiellement pris fin ce lundi 22 juin au Palais du Peuple. À cette occasion, le président de la Chambre basse, l’Honorable Aimé Boji Sangara, a dressé un bilan institutionnel qui s'inscrit, selon les observateurs et les parlementaires, parmi les plus productifs de l’histoire récente de l’institution. Pour sa première session ordinaire dirigée dans son intégralité, le président de l’Assemblée nationale a impulsé une dynamique législative inédite, aboutissant à l’adoption de trente-et-un (31) textes en l’espace de trois mois.
Ce volume législatif, jugé exceptionnel, est le résultat d’un rythme de travail soutenu, marqué par la tenue de trente-cinq (35) séances plénières entre le 16 mars et le 15 juin 2026. Parmi les réformes adoptées, plusieurs textes revêtent une importance stratégique pour le développement du pays. Il s'agit notamment de la loi sur le contenu local, visant à accroître l'implication des entreprises et de la main-d’œuvre congolaises dans l’exploitation des ressources nationales, ainsi que de la loi sur les marchés boursiers, destinée à moderniser le système financier et à stimuler l’attractivité des investissements.
L'Assemblée nationale a également répondu à des enjeux de santé publique avec l’adoption de la loi relative à la lutte contre la drépanocytose, et a apporté des ajustements législatifs sur les baux à loyer non professionnels. Par ailleurs, la session a permis de combler un vide juridique avec l’adoption de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum, un texte présenté par Aimé Boji Sangara comme un garant de la souveraineté populaire dans le respect strict de la Constitution. Plusieurs accords internationaux ont également été ratifiés, témoignant de la volonté de la RDC de renforcer son intégration régionale et internationale.
Parallèlement à cette production législative, la session de mars 2026 s’est distinguée par une intensification notable du contrôle parlementaire. Sous l’impulsion du Bureau, les mécanismes de surveillance de l’action gouvernementale ont été pleinement activés. Le bilan fait état de dix (10) questions orales avec débat, quarante-quatre (44) questions écrites notifiées, huit (08) questions d’actualité programmées, dix (10) interpellations examinées et dix (10) auditions réalisées par les commissions permanentes. La mise en place d’une commission d’enquête complète ce dispositif de suivi, illustrant la volonté de la Chambre basse de renforcer la gouvernance publique.
En clôturant ces travaux, Aimé Boji Sangara a souligné que cette performance collective témoigne de l'engagement des députés nationaux à accompagner les réformes structurelles nécessaires à la consolidation de l'État de droit en République démocratique du Congo.
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