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RDC-ONU/Politique : James Swan plaide pour un dialogue inclusif afin de surmonter les divergences

 

 

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la MONUSCO, James Swan, a appelé les acteurs congolais à s’engager dans un dialogue national inclusif afin de rechercher un consensus sur les priorités du pays. Cet appel a été lancé mardi 29 septembre devant le Conseil de sécurité, lors d’une réunion consacrée à la situation en RDC.

 

Dans son intervention, James Swan a salué l’annonce faite en août par le président Félix Tshisekedi concernant le lancement d’un processus de dialogue. Il a encouragé l’organisation de consultations ouvertes à une large participation, conduites par des facilitateurs capables de recueillir la confiance des différentes parties prenantes. Selon le chef de la MONUSCO, ces échanges devraient permettre d’aborder en profondeur les urgences nationales et de réduire les divergences qui traversent la classe politique et la société congolaise. « J’encourage l’ensemble des acteurs congolais à s’engager de bonne foi dans la recherche d’un consensus et à privilégier le dialogue pour surmonter leurs divergences », a-t-il déclaré.

 

Cette intervention s’inscrivait dans la présentation du rapport du secrétaire général de l’ONU sur la situation dans le pays et les activités de la MONUSCO. Le débat a également porté sur la persistance des violences dans l’est de la RDC, alors que plusieurs démarches de paix et de vérification du cessez-le-feu restent en cours.

 

Prenant la parole après cette présentation, le représentant permanent de la RDC auprès des Nations unies, Zénon Mukongo Ngay, a affirmé que Kinshasa poursuivait les engagements pris dans les différents processus diplomatiques, dont celui de Doha. Il a cité les premières missions du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+), conduites à Minembwe, au Sud-Kivu, puis à Masisi, au Nord-Kivu, pour observer le respect du cessez-le-feu.

 

La délégation congolaise a toutefois accusé le Rwanda d’être à l’origine d’une attaque par drone menée le 28 septembre à Pinga, au Nord-Kivu. Selon Kinshasa, cette frappe aurait fait cinq morts et huit blessés graves. La RDC a demandé une vérification de l’incident et une condamnation du Conseil de sécurité, tout en réclamant la suspension de toute nouvelle affectation, rotation ou participation de contingents rwandais dans les opérations de paix onusiennes jusqu’au retrait vérifié des forces rwandaises du territoire congolais.

 

Les accusations relatives à l’attaque de Pinga reflètent la position défendue par la délégation congolaise devant le Conseil de sécurité et n’ont pas été confirmées de manière indépendante dans les informations disponibles.

 

 

 

 

Hydrice Mande