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RDC/Justice : Surpopulation à la prison de Makala, 108 détenus libérés après examen de leurs dossiers

 

 

Une délégation conduite par le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, s’est rendue ce jeudi 15 octobre 2026 à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, afin d’évaluer les conditions de détention et d’examiner les mesures urgentes face à la surpopulation carcérale. La visite s’est déroulée aux côtés du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu. Ayant la capacité de n'accueillir que 1 500 personnes, la prison de Makala abrite aujourd’hui plusieurs milliers de détenus, civils et militaires. Selon les informations communiquées, une grande partie des personnes incarcérées se trouve en détention préventive.

 

Sur son compte x, le ministre a décrit une situation marquée par la promiscuité, la dégradation des infrastructures et les difficultés d’accès aux soins de santé. Il a estimé que ces conditions nécessitent une intervention rapide des autorités compétentes. À l’issue de la visite, le procureur général près la Cour de cassation a ordonné la mise en liberté de 108 détenus, après l’examen de leurs situations individuelles. Cette décision intervient dans le cadre des efforts visant à désengorger l’établissement pénitentiaire.

 

Guillaume Ngefa a également rappelé avoir accordé, la semaine précédente, une libération conditionnelle à 66 personnes remplissant les conditions prévues par la loi. Selon lui, ces mesures doivent respecter les procédures judiciaires et l’indépendance de la justice. Le ministre a annoncé que les autorités judiciaires seraient mobilisées dès le lendemain pour examiner avec diligence les dossiers des détenus. L’objectif est d’identifier les cas dans lesquels une mise en liberté peut être légalement envisagée.

 

 

Une attention particulière sera accordée aux femmes détenues accompagnées de leurs enfants en bas âge, ainsi qu’aux personnes souffrant de troubles mentaux. Le ministre a insisté sur la nécessité de protéger la dignité humaine et les droits fondamentaux, y compris en milieu carcéral. « La privation de liberté ne peut jamais signifier la privation de dignité », a déclaré Guillaume Ngefa. Selon lui, le désengorgement des prisons constitue une nécessité qui doit être conduite avec rigueur, humanité et dans le respect de l’État de droit.

 

 

 

 

La rédaction