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RDC/Justice : Guillaume Ngefa appelle à concilier liberté de la presse et respect de la présomption d’innocence

 

 

Une erreur journalistique ne constitue pas automatiquement une infraction pénale, rappelle le ministre de la Justice et garde des sceaux, Guillaume Ngefa. Revenant, sur la table ronde nationale « Médias – Justice – Sécurité », sur son compte x,  il défend une application proportionnée de la loi, qui protège la liberté d’informer sans porter atteinte aux droits des personnes.

 

La rencontre, organisée le 12 octobre, portait sur les conditions d’exercice du journalisme et les enjeux liés à la diffusion de l’information dans l’espace numérique. Guillaume Ngefa y a notamment évoqué les moyens de corriger une information erronée sans assimiler systématiquement une inexactitude à une infraction. « Une erreur journalistique ou une inexactitude dans un contenu diffusé ne constitue pas automatiquement une infraction pénale », a-t-il souligné. Le ministre a rappelé l’existence de mécanismes de rectification et de droit de réponse, dont l’utilisation doit respecter les dispositions légales.

 

Cette distinction s’inscrit dans une réflexion plus large sur le traitement public des affaires judiciaires. Guillaume Ngefa met en garde contre les accusations largement relayées sur les réseaux sociaux, lorsqu’elles conduisent à présenter une personne comme coupable avant toute décision de justice. « La viralité d’une accusation ne saurait remplacer la preuve, ni se substituer à la décision du juge », a-t-il déclaré. Il distingue ainsi le travail des médias, qui consiste à informer sur une procédure, du rôle de la justice, à laquelle revient la détermination de la culpabilité.

 

Le ministre rappelle également que les libertés d’expression et de la presse sont garanties par la Constitution. Il estime que leur protection doit aller de pair avec le respect de la dignité humaine, de la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable. Face à la rapidité de circulation des contenus numériques, le ministre défend une mise en œuvre rigoureuse et équilibrée des textes. Selon lui, la réponse des pouvoirs publics doit préserver les libertés fondamentales tout en garantissant la sécurité juridique, plutôt que chercher à réduire au silence les voix critiques.

 

 

 

 

Hydrice Mande