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RDC/Infrastructures : 43 km asphaltés sur la RN1 Kamwesha–Kananga, le chantier confronté à plusieurs contraintes

 

 

Le chantier de réhabilitation de la Route nationale n°1 (RN1), entre Kamwesha, Mbulungu et Kananga, affiche 43 kilomètres déjà revêtus sur le premier lot, tandis que 46 kilomètres ont reçu leur couche de base. Réuni dimanche 20 septembre à Kananga, le Comité de pilotage du projet a toutefois relevé plusieurs contraintes logistiques et techniques susceptibles d’affecter le calendrier des travaux.

 

Long de 139 kilomètres, cet axe traverse les provinces du Kasaï et du Kasaï-Central et constitue une liaison routière majeure pour les échanges dans cette partie du pays. Le premier lot, reliant Kamwesha à Mbulungu sur 77 kilomètres, comprend désormais le nouveau pont sur la rivière Kaluebo, récemment ouvert à la circulation. Une tranche complémentaire de 31 kilomètres, entre Tshimangaluu au PK 44 et Mbulungu au PK 75, fait également l’objet de travaux de terrassement, annoncés comme presque achevés jusqu’au PK 60.

 

La troisième session du Comité de pilotage a réuni les autorités provinciales, les responsables des entreprises de construction et des bureaux de contrôle, ainsi que la délégation de l’Union européenne, partenaire du projet. Les participants ont décidé d’instaurer un suivi renforcé, avec des contrats de performance et une feuille de route devant préciser les responsabilités et les délais assignés à chaque intervenant.

 

L’objectif est d’accélérer l’exécution des travaux tout en maintenant les exigences liées à la qualité et à la durabilité de la route. Trente nouveaux camions ont été acheminés sur le chantier afin d’augmenter les capacités opérationnelles. Mais le projet reste confronté à des difficultés de dédouanement des équipements dans les ports, à l’approvisionnement en carburant, aux contraintes géotechniques et aux effets attendus de la saison des pluies.

 

La réunion a aussi abordé les conditions d’exploitation future de l’axe, notamment la sécurité routière, le contrôle de la charge des véhicules et le financement régulier de l’entretien. Ces questions sont déterminantes pour éviter une dégradation rapide de la route une fois les travaux achevés. Sur le plan de l’emploi, le projet mobilise environ 800 travailleurs directs, soit près de 400 par lot, recrutés pour l’essentiel dans les provinces du Kasaï et du Kasaï-Central. Environ 80 experts expatriés participent également au chantier, avec une mission de transfert de compétences vers les ingénieurs et cadres congolais, selon les données présentées au Comité de pilotage.

 

Les autorités ont par ailleurs annoncé l’examen de mesures destinées à faciliter l’entrée des matériels de chantier. Les informations techniques concernant les conteneurs attendus doivent être transmises afin de permettre l’étude d’éventuelles exonérations douanières, en concertation avec le ministère des Finances.

 

 

 

 

Hydrice Mande