
La République démocratique du Congo (RDC) a conclu un accord de siège avec la Fondation Virunga, une structure appelée à consolider son action dans le domaine de la conservation de la biodiversité. Signé lundi 21 septembre à Kinshasa, cet accord formalise le cadre institutionnel dans lequel la fondation exerce ses activités aux côtés de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
L’accord a été signé par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, et Emmanuel de Merode, directeur général de la Fondation Virunga. Le directeur général de l’ICCN a pris part à la cérémonie. L’ICCN, établissement public chargé de la gestion des aires protégées en RDC, demeure l’institution sous l’autorité de laquelle intervient la Fondation Virunga.
Par cet instrument, les deux parties entendent clarifier et renforcer les modalités de leur coopération autour de la protection des espèces, de la préservation des habitats naturels et de l’appui à la gestion durable des écosystèmes. L’accord intervient dans un pays qui concentre une part significative du bassin du Congo, deuxième plus grand massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie, et dont la politique environnementale est régulièrement mise en avant dans les discussions internationales sur le climat et la biodiversité.
La signature porte une attention particulière au Parc national des Virunga, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Situé dans l’est de la RDC, ce parc est reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle, notamment la présence d’espèces menacées telles que le gorille de montagne. Il joue également un rôle dans la préservation des services écosystémiques, notamment la régulation du climat, la protection des ressources en eau et le maintien des équilibres écologiques.
Dans son communiqué, le ministère des Affaires étrangères présente cet accord comme une avancée institutionnelle pour la diplomatie environnementale congolaise. Il intervient alors que Kinshasa cherche à consolider son positionnement de « pays-solution » dans les négociations mondiales sur le climat, les forêts et la biodiversité.
Au-delà de la portée symbolique, l’efficacité de cet accord dépendra des moyens consacrés à la sécurisation des aires protégées, à l’accompagnement des communautés riveraines et à la lutte contre les pressions qui pèsent sur les écosystèmes, notamment l’exploitation illégale des ressources, le braconnage, l’occupation humaine et l’insécurité dans certaines zones de l’est du pays.
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