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RDC/Éducation : UNESCO et Kinshasa lancent un dispositif d’apprentissage accéléré pour 4 200 enfants non scolarisés

 

 

Le Gouvernement congolais et l’UNESCO ont lancé jeudi 13 août à Kinshasa un projet d’apprentissage accéléré destiné à réintégrer 4 200 enfants non scolarisés dans l’enseignement formel. Financé par le Japon, le programme démarrera dans trois provinces Kinshasa, la Tshopo et le Tanganyika et cible des jeunes âgés de 9 à 16 ans, en priorité ceux issus de communautés vulnérables ou affectées par des crises.

 

Conçu comme une « seconde chance », le dispositif d’apprentissage accéléré vise à combler les retards scolaires et à permettre une insertion directe dans le système éducatif formel. Les autorités et les partenaires internationaux mettent en avant l’importance d’une réponse rapide face à la situation : selon l’UNESCO, quelque 6,6 millions d’enfants en République démocratique du Congo restent privés d’accès à l’éducation.

 

Les porteurs du projet ont souligné que la réussite de l’opération dépendra largement de la qualité de sa mise en œuvre sur le terrain. Parmi les défis identifiés figurent la formation et le maintien des enseignant·es, l’adaptation des programmes aux besoins des apprenants, l’accès aux matériels pédagogiques, ainsi que la sécurisation et la continuité des cours dans des zones parfois fragiles. Les autorités locales auront un rôle clé pour mobiliser les communautés et assurer le suivi des bénéficiaires.

 

Le Gouvernement japonais finance l’initiative, réaffirmant son engagement en faveur de la jeunesse congolaise. La ministre des Affaires sociales et Actions humanitaires, Ève Bazaiba, et des représentants de l’UNESCO ont participé au lancement. Les partenaires indiquent que la collaboration avec les institutions nationales et les acteurs locaux permettra de superviser l’évaluation des progrès et d’assurer une articulation entre l’apprentissage accéléré et les établissements scolaires formels.

 

Pour garantir la durabilité, les organisateurs évoquent des mécanismes de suivi et d’évaluation indicateurs de rétention, taux de réintégration dans le cycle formel et apprentissages acquis qui devront être précisés durant la phase de déploiement. Les observateurs et acteurs éducatifs interrogés estiment qu’un renforcement des capacités locales et une allocation durable de ressources seront nécessaires si le projet doit dépasser une intervention ponctuelle et répondre aux besoins d’une population largement exclue de l’école.

 

 

 

 

 

Hydrice Mande