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RDC/Diplomatie : au sommet du Comesa, Kinshasa dénonce l’implication rwandaise dans l’Est et plaide pour une intégration régionale fondée sur la paix

 

 

Le 25e Sommet du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa), qui s’est tenu jeudi à Harare, au Zimbabwe, a offert à la République démocratique du Congo une tribune pour rappeler que la stabilité sécuritaire demeure un préalable à toute intégration économique efficace dans la région.

 

Le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, y représentait le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Devant ses homologues, réunis la veille en session des ministres des Affaires étrangères, il a insisté sur le lien direct entre la situation dans l’Est congolais et la capacité des États membres à concrétiser leurs ambitions de coopération économique.

 

Pour Kinshasa, l’instabilité persistante dans cette partie du territoire ne constitue pas seulement un défi national. Elle affecte également les corridors commerciaux, la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que les projets communs portés par l’organisation régionale. Le ministre a donc invité le secrétariat du Comesa à placer cette question parmi ses priorités.

 

La délégation congolaise a aussi dénoncé l’implication attribuée au Rwanda dans la crise de l’Est. Elle a demandé une application effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l’accord conclu à Washington, tout en présentant les mesures déjà engagées par la RDC en matière de désarmement et de rapatriement des FDLR.

 

Au-delà du volet sécuritaire, Floribert Anzuluni a plaidé pour un modèle d’intégration davantage orienté vers la production locale. Il a estimé que les pays africains doivent accélérer leur industrialisation et transformer sur place leurs matières premières, afin de créer de la valeur ajoutée, des emplois et une prospérité mieux répartie entre les populations.

 

Le sommet de Harare a ainsi permis à la RDC de défendre une vision où la paix, la sécurité et le développement économique sont indissociables. Pour Kinshasa, l’avenir du Comesa dépendra de la capacité de ses membres à sécuriser leurs territoires tout en bâtissant des chaînes de valeur régionales plus solides.

 

 

 

La rédaction