
Le suivi du régime de sanctions visant les acteurs impliqués dans la crise sécuritaire de l’est de la République démocratique du Congo était au centre d’une réunion tenue lundi 5 octobre 2026 à Kinshasa entre les autorités congolaises et un groupe d’experts des Nations unies. La délégation onusienne, chargée d’appuyer le Comité des sanctions du Conseil de sécurité, a échangé avec la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. Les discussions ont porté sur l’évolution de la situation dans les provinces affectées par les violences et sur les mécanismes destinés à documenter les responsabilités.
Les participants ont notamment examiné le rôle des groupes armés, leurs réseaux d’appui et les sources de financement qui leur permettent de poursuivre leurs activités. Une attention particulière est accordée aux circuits liés au trafic d’armes, aux soutiens extérieurs et à l’exploitation illégale des ressources naturelles. Le mandat du Groupe d’experts prévoit précisément de recueillir et d’analyser les informations relatives aux réseaux régionaux et internationaux qui soutiennent les groupes armés opérant en RDC. Il doit également contribuer au suivi des transferts d’armes et des ressources susceptibles d’alimenter le conflit.
La rencontre a également permis de faire le point sur l’application des recommandations contenues dans les précédents rapports des Nations unies. Ces recommandations concernent notamment les groupes armés, leurs soutiens financiers et les facteurs qui entretiennent l’instabilité dans l’est du pays. Pour Kinshasa, ce suivi constitue un enjeu important alors que plusieurs initiatives diplomatiques sont engagées pour tenter de mettre fin aux violences. Les informations recueillies par les experts peuvent servir de base aux décisions du Comité des sanctions et à l’identification de nouveaux responsables ou entités.
Le Conseil de sécurité a récemment renouvelé le régime de sanctions applicable à la RDC jusqu’au 1er juillet 2027. Le mandat du Groupe d’experts a également été prolongé jusqu’au 1er août 2027. Les nouvelles dispositions prennent en compte l’exploitation illicite des ressources naturelles comme source de financement des groupes armés. Elles prévoient aussi des mesures contre les acteurs qui entravent le travail de la mission des Nations unies en RDC, notamment en limitant son accès ou ses mouvements.
Les échanges de Kinshasa s’inscrivent ainsi dans le cadre d’une coopération entre les autorités congolaises et les mécanismes internationaux chargés de surveiller l’application des sanctions, de documenter les violations et d’appuyer les efforts de paix dans l’est de la RDC.
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