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RDC–Angola–Zambie/Économie : à Lusaka, la Tripartite accélère le développement du Corridor de Lobito

 

 

 

L’Angola, la République démocratique du Congo et la Zambie ont réaffirmé leur volonté d’accélérer le développement du Corridor de Lobito, au terme d’une réunion tripartite organisée les 5 et 6 octobre à Lusaka. Les travaux ont également réuni plusieurs partenaires techniques et financiers, parmi lesquels la Banque mondiale, l’Union européenne, la Banque africaine de développement, la Banque européenne d’investissement, l’IFC et des représentants du secteur privé.

 

La participation congolaise à cette rencontre a notamment été marquée par la présence du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya. Les discussions ont porté sur l’avancement des infrastructures ferroviaires, les besoins de financement, la fluidité du commerce transfrontalier et les nouveaux projets destinés à étendre le Corridor de Lobito. L’ambition des trois pays est de consolider cet axe comme une voie stratégique de transport reliant les zones de production de l’Afrique centrale et australe au port angolais de Lobito, sur la côte atlantique. Au-delà du transit des minerais, le projet vise aussi à soutenir les échanges commerciaux, la circulation des marchandises et l’intégration économique régionale.

 

En Angola, les autorités ont annoncé que le financement nécessaire à l’achèvement d’environ 1 300 kilomètres de voie ferrée entre le port de Lobito et la frontière avec la RDC, au niveau de Luau-Dilolo, a été bouclé avec l’appui de l’Africa Finance Corporation. Cette connexion doit assurer la continuité ferroviaire entre le littoral angolais et le territoire congolais. Du côté de la RDC, la priorité reste le développement de l’axe Dilolo–Kolwezi–Tenge–Sakania, long de 1 081 kilomètres et concédé à l’entreprise Mota-Engil. La modernisation de cette ligne devrait faciliter le transport des minerais et d’autres marchandises depuis le bassin industriel et minier du sud-est du pays. Les projections présentées lors de la rencontre font état d’un délai de transport entre Kolwezi et Lobito ramené à environ sept jours par rail, contre près de trente jours par route.

 

La Zambie a, pour sa part, indiqué poursuivre la finalisation de son plan directeur en vue de son intégration au Corridor de Lobito. Les participants ont aussi examiné trois nouvelles liaisons appelées à renforcer le réseau régional : Dilolo–Kananga, sur 752 kilomètres ; Ngandajika–Kolwezi, sur environ 1 040 kilomètres ; ainsi que Bukavu–Kalemie–Kolwezi, dont la longueur est estimée à 2 040 kilomètres. Ces projets devront encore être soumis à des études techniques détaillées, à des évaluations de risques et à la mobilisation de financements avant toute phase de réalisation. Ils traduisent la volonté des pays concernés de donner au Corridor de Lobito une dimension plus large, en reliant davantage les pôles de production, les marchés intérieurs et les principaux axes de commerce régional.

 

L’Union européenne a annoncé la mobilisation de 2 milliards d’euros en faveur du Corridor de Lobito. Cet appui est destiné à accompagner le développement des infrastructures de transport, les activités économiques associées ainsi que la modernisation de plusieurs postes frontaliers stratégiques, notamment à Luau-Dilolo, Kasumbalesa et Sakania.

 

Les trois États et leurs partenaires ont convenu de tenir une prochaine réunion afin d’évaluer l’exécution des engagements pris à Lusaka et de finaliser les plans directeurs consolidés relatifs aux différents projets du Corridor de Lobito.

 

 

 

 

Hydrice Mande