
En marge de la Journée internationale du café et du cacao, célébrée le 1ᵉʳ octobre 2026, la directrice générale de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC), Mimy Monga Numbi, a présenté ces deux filières comme des instruments de développement économique, de protection de l’environnement et de création d’emplois en République démocratique du Congo.Placée sous le thème « Le café et le cacao font partie de la solution », cette journée a permis à la responsable de l’ONAPAC de mettre en avant les perspectives offertes par ces cultures dans le cadre de la vision présidentielle axée sur la valorisation du potentiel agricole du pays.
Mimy Monga Numbi a d’abord salué l’engagement du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en faveur d’une économie davantage fondée sur les ressources du sol. Elle estime que le développement des filières agricoles peut contribuer à diversifier l’économie nationale et à réduire la dépendance à l’égard des ressources extractives. La directrice générale de l’ONAPAC a également évoqué la place grandissante de la RDC dans la gouvernance internationale du cacao. À l’issue de la 114ᵉ session ordinaire de l’Organisation internationale du cacao, tenue à Abidjan, la RDC a obtenu la vice-présidence de son Comité économique pour l’année cacaoyère 2026-2027. Le nouvel Accord international sur le cacao est, par ailleurs, entré en vigueur le 1ᵉʳ octobre 2026.
Pour Mimy Monga Numbi, cette avancée diplomatique renforce la capacité du pays à participer aux discussions sur la régulation du marché mondial, les cours du cacao et les équilibres entre l’offre et la demande. « Cette position permet à la RDC de consolider sa présence sur la scène internationale et de prendre part aux décisions stratégiques qui influencent l’avenir de la filière cacao », affirme-t-elle.
Sur le plan de la production, la filière cacao affiche également une évolution positive. D’après les chiffres communiqués par la directrice générale de l’ONAPAC, le volume produit par la RDC a dépassé 100 000 tonnes métriques en 2025, contre 73 000 tonnes en 2024, soit une progression de 37%. Cette croissance traduit, selon elle, le potentiel des provinces productrices. Elle estime toutefois que la consolidation de ces résultats passe par un meilleur encadrement des producteurs, l’amélioration des techniques agricoles, l’accès aux financements et la mise en place d’infrastructures de transformation.
La responsable de l’ONAPAC a également insisté sur la dimension environnementale du café et du cacao. Cultivées dans le respect des écosystèmes, ces productions peuvent contribuer à la protection des sols, des arbres et de la biodiversité, tout en favorisant la création d’emplois et de revenus dans les communautés rurales.« Le café et le cacao peuvent soutenir la préservation de l’environnement et offrir des emplois durables aux populations rurales, à condition d’être développés dans des modèles agricoles responsables », a-t-elle souligné.
La situation du café reste, en revanche, préoccupante. Les exportations sont passées de 11 492 tonnes métriques en 2024 à 5 348 tonnes en 2025, ce qui représente une baisse de 53%. Face à ce recul, Mimy Monga Numbi a exprimé sa solidarité envers les producteurs et appelé à des mesures de relance en faveur de la filière. Elle a notamment évoqué la nécessité d’améliorer l’accompagnement technique, de faciliter l’accès aux marchés et de renforcer la compétitivité du café congolais. La relance de cette production devrait également s’appuyer sur une meilleure organisation des acteurs et sur la transformation locale. Selon la directrice générale de l’ONAPAC, les femmes représentent environ 70% de la main-d’œuvre engagée dans les filières du café et du cacao. Elle a salué leur contribution à la production et appelé à renforcer leur accès aux équipements, au financement et aux opportunités commerciales.
La jeunesse constitue un autre axe de son message. Mimy Monga Numbi l’a encouragée à s’investir dans l’agriculture et à considérer le café et le cacao comme des secteurs d’entrepreneuriat et d’innovation. Elle estime que les jeunes peuvent jouer un rôle important dans la modernisation des pratiques agricoles, la transformation des produits et la création de nouvelles entreprises dans les provinces productrices.
La directrice générale de l’ONAPAC a enfin invité les partenaires privés et techniques à investir directement dans les zones de production. Elle souhaite notamment voir se développer des unités locales de transformation afin d’accroître la valeur ajoutée et de créer davantage d’emplois.Pour Mimy Monga Numbi, l’avenir de ces filières ne repose donc pas uniquement sur l’augmentation des volumes produits. Il dépend aussi de la capacité de la RDC à mieux rémunérer les producteurs, à renforcer la transformation locale, à protéger l’environnement et à impliquer davantage les femmes et les jeunes.
À travers son message, la responsable de l’ONAPAC présente ainsi le café et le cacao comme des cultures stratégiques pour la diversification de l’économie congolaise et la construction d’un développement rural durable.
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