
Un lourd bilan humain s’annonce en Iran après deux jours de frappes menées par Israël et les États-Unis. Selon le Croissant‑Rouge iranien, au moins 555 personnes ont été tuées depuis le début des opérations militaires, qui ont ciblé une grande partie du territoire. L’organisation humanitaire, citée par Radio France Internationale, précise que 131 villes ont été touchées, illustrant l’ampleur géographique des attaques.
Les bombardements ont débuté samedi 28 février, visant notamment la capitale Téhéran ainsi que plusieurs zones urbaines stratégiques. Les souches de missiles et les infrastructures militaires ont été pris pour cible, mais des zones résidentielles et des quartiers civils ont également été impactés, ce qui explique en partie le nombre élevé de victimes. Le Croissant‑Rouge iranien alerte sur la difficulté d’accès aux zones les plus touchées, où les services d’urgence peinent à se déployer faute d’équipements et de moyens.
La situation politique s’est encore aggravée avec la diffusion, samedi, d’une information officielle annonçant la mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, lors d’une attaque attribuée à Israël et aux États‑Unis. L’annonce a été relayée par la télévision d’État iranienne, qui a aussi rapporté dimanche que quatre autres hauts responsables avaient été tués, sans toutefois révéler leurs noms ni leurs fonctions. La République islamique a aussitôt décrété 40 jours de deuil national et sept jours fériés, ce qui marque la gravité symbolique de ces pertes au sommet de l’État.
Sur le plan diplomatique, l’escalade militaire provoque une vive inquiétude dans la communauté internationale. L’extension des hostilités au Liban, où le Hezbollah est impliqué, fait craindre un embrasement régional du Moyen‑Orient. L’engagement direct d’Israël et des États‑Unis contre l’Iran, combiné à la montée en puissance des groupes armés alliés de Téhéran, complexifie encore la donne sécuritaire. Les experts redoutent que la situation ne débouche sur une guerre plus large impliquant plusieurs pays de la région.
À Téhéran, les autorités appellent à la mobilisation nationale et à la résilience face aux attaques, tout en menaçant de ripostes rapides. Dans le même temps, plusieurs pays occidentaux et arabes appellent à la désescalade, tandis que les Nations unies envisagent une réunion d’urgence pour tenter de contenir la crise. Sur le terrain, la population iranienne est confrontée à l’angoisse des bombardements, à la perte de proches et à la peur d’un conflit qui pourrait déborder la frontière du pays.
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