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Kinshasa/Societé: Les maraîchers de Kinshasa alertent sur la spoliation des terres agricoles par des particuliers

 

Rassemblés au sein du Réseau des organisations des producteurs agricoles familiaux de Kinshasa (ROPAFKI), les maraîchers de la capitale ont lancé un cri d’alarme lundi contre la dépossession de plusieurs sites agricoles. Ces terres, situées notamment à Lemba Imbu, Kisenso et Lukaya, ont pourtant été développées et aménagées par l’État congolais.

 

La menace plane également sur d’autres espaces agricoles tels que ceux de N’djili, Mokali et Ntsenge, qui jouent un rôle majeur dans l’approvisionnement alimentaire de Kinshasa. Selon Yala Mbwenedio, président d’une des structures membres du ROPAFKI, des particuliers continuent d’acheter ces terrains afin d’y ériger des habitations privées, compromettant ainsi la production agricole urbaine.

 

« À travers le ROPAFKI, nous souhaitons faire entendre nos voix et solliciter l’intervention des autorités pour trouver une solution urgente à cette situation », a déclaré M. Mbwenedio.

 

Face à cette crise, les maraîchers formulent plusieurs recommandations à l’attention des pouvoirs publics : interdire la présence des forces militaires et policières sur les sites agricoles, relancer la Commission interministérielle créée lors du Conseil des ministres du 7 avril 2023, et associer les organisations paysannes à ses travaux.

 

Ils demandent également l’application stricte de la décision du gouverneur de Kinshasa, qui prévoit la collaboration des chefs des parquets pour sécuriser ces terres, ainsi que la mise en œuvre des résolutions adoptées lors des rencontres organisées à la Halle de la Gombe en 2016. Enfin, ils réclament l’attribution de titres fonciers aux exploitants ou à leurs regroupements afin de garantir leur droit de propriété.

 

Yala Mbwenedio appelle ainsi à une réaction rapide des autorités pour sauvegarder ces espaces indispensables à la sécurité alimentaire et à la vie de milliers de familles kinsoises.

 

 

 

La rédaction