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Kinshasa/Société : Incendie de Panacée, le gouvernement ordonne la fermeture immédiate de tout établissement ne répondant pas aux normes de sécurité

 

 

 

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a ordonné un contrôle systématique des salles de fêtes et de tous les autres espaces accueillant des manifestations publiques, après l’incendie meurtrier survenu dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre à la salle Panacée, à Kinshasa. Dans un communiqué publié samedi, l’exécutif indique que cette opération devra être menée « sans délai » par les gouverneurs de province. Elle vise les salles de fêtes, mais aussi les autres lieux aménagés pour des activités de loisirs et des rassemblements du public, afin d’évaluer le respect des normes de sécurité.

 

La Direction générale de la Protection civile ainsi que les services de sécurité ont été mobilisés pour accompagner l’exécution de ces contrôles. Le gouvernement annonce également la fermeture immédiate de tout établissement qui ne répondrait pas aux exigences de sécurité, avec une application rigoureuse des mesures arrêtées.

 

À Kinshasa, les autorités provinciales disposent d’un délai de quinze jours pour transmettre un rapport sur l’exécution de cette instruction. Cette décision intervient alors que les circonstances exactes de l’incendie de la salle Panacée restent sous enquête. Le sinistre s’est produit dans cette salle située au croisement de l’avenue de la Libération et du boulevard Triomphal, en face de l’INPP, près du Musée national. Le bilan provisoire officiel fait état de douze morts, parmi lesquels sept femmes et cinq hommes.

 

Cinq personnes grièvement blessées demeurent hospitalisées, tandis que vingt-et-une autres, stabilisées, ont quitté les structures de santé pour un suivi ambulatoire dans les 48 heures. Les opérations d’identification de certains corps se poursuivent, de même que la prise en charge des blessés et l’accompagnement des familles endeuillées.

 

Tout en présentant ses condoléances aux proches des victimes, le gouvernement congolais affirme vouloir renforcer les mécanismes de prévention, de surveillance et de contrôle dans les lieux ouverts au public, afin d’éviter la répétition de tels drames.

 

 

 

 

 

La rédaction